La Sucrerie d’Abbeville et la Commission de Bruxelles

sucrerie 

Le Groupe Tereos patron de la sucrerie d’Abbeville ferme l’usine. Mais pour quoi faire ? Pour en ouvrir au Brésil, pour faire davantage de bénéfices pour ses actionnaires ( Lire ) . Et cela est avalisé, et favorisé, plutôt imposé, par Bruxelles.  Au nom de quoi ? D’une prétendue surproduction « structurelle ». Mais à côté de ça, la production au Brésil augmente chaque année. On croirait rêver. Ils mentent effrontément à Bruxelles : qui fait une petite recherche s’aperçoit qu’en fait les besoins en sucre augmentent dans le monde, la production aussi, mais en fait le fossé se creuse entre la production et les besoins. Il y a déficit en sucre dans le monde  (lire) , ce qui va aboutir à ce que bientôt les spéculateurs pourront aussi utiliser le sucre, comme le barril de pétrole.   Ce qui guide les capitalistes ce n’est pas le bonheur du pays, le travail au pays,  mais l’augmentation des profits, quitte à dévaster l’économie d’un pays et la vie de ses habitants (comme dans notre région – lire -), c’est de pouvoir jouer en bourse (lire l’article de l’hebdomadaire communiste Liberté du 62) 
Lutter contre ces fermetures signifierait lutter pour l’intérêt du pays et du peuple, qui est opposé à ceux du capitalisme.
Dans la lettre N°6 de novembre 2007, le député communiste européen Jacky Hénin publiait un article intitulé :

Accord OMC – Europe sur le sucre

« Nous sommes face à un désastre »

Depuis la réforme du marché du sucre initiée en 2004, la filière subit une crise similaire à celle du textile, dans un contexte d’expansion du marché mondial du sucre de plus de 2 millions de tonnes. La filière sucrière s’approvisionne en betteraves essentiellement dans les départements de la Somme, de l’Oise, Seine-Maritime et du Pas-de-Calais. Un groupe domine le secteur, il s’agit du la coopérative TEREOS dont le conseil d’administration vient d’opter pour une entrée en Bourse en 2008. Le même groupe a, depuis l’accord OMC-Europe, investi dans des unités de production au Brésil. Face à ce nouveau désastre, Jacky Hénin a interpelé le ministre de l’Agriculture en ce sens :

« Depuis le début de l’année, plus de trente sucreries ont fermé leurs portes en Europe. Nous apprenons aujourd’hui que le groupe TEREOS envisage la fermeture de deux sites de production, alors qu’il a réalisé en 2006 un résultat en huasse de 84 %. Si cette rumeur de fermetures se confirmait, 300 personnes seraient menacées de perdre leur emploi.

La cause de cette hécatombe, vous le savez, vient de la réforme du marché du sucre initiée en 2004 et lancée par Bruxelles en 2006.

En effet, sous la pression de l’OMC. l’Europe a mis fin à ses prix garantis et à ses protections douanières et pris la lourde décision de réduire d’ici 2010 les prix d’un tiers et de produire 5,6 millions de tonnes en moins (pour la saison 2007 – 2008, diminution de 12 % soit au moins 2 millions de tonnes).

Cette réforme mise en oeuvre par l’Union Européenne siginifie la mort du système qui avait permis le maintien en Europe d’une production sucrière de qualité, respectueuse de l’environnement.

Aujourd’hui, nous sommes face à un désastre : diminution de 30 % de la production, la fermeture d’un tiers des sucreries, la perte de 10 000 emplois industriels directs et indirects, sans omettre une baisse substantielle de revenus pour 30 000 exploitations de la métropole et sans oublier la Réunion, qui risque une véritable implosion éconiomique et sociale.

Avec un cynisme absolu, ces mesures ultra-libérales sont justifiées à Bruxelles par la nécessité d’aider les pays de l’ACP (Afrique – Caraïbe – et  Pacifiaue). Or, l’expérience montre que le système de libéralisation à tout crin des marchés ne profite ni aux paysans, ni aux consommateurs mais aux seules multinationales.

Certes, le statu quo n’est pas possible, mais les solutions sont à la recherche d’une maîtrise d’une véritable politique de régulation du marché, dont l’Europe se dferait la priomotrice.

Cela passe par :

Le maintien des prix et des quotas avec une nouvelle répartition favorisant les petits producteurs.

La disparition des subventions favorisant le dumping social

Des prêts bonifiés pour les producteurs et les transformateurs qui investissent dans la modernisation, la recherche et l’emploi

Lier l’accès au marché européen à des clauses sociales, à de véritables aides au développement et à la modernisation des pyas ACP, pour qu’ils développent leurs marché intérieurs.

Face à cette catastrophe économique et sociale annoncée, comment, monsieur le ministre, la France compte intervenir auprès des instances européennes en prenant en compte les modestes propositions que je vous soumets ? »

LES INCITATIONS DE BRUXELLES

Les professionnels du sucre en europe vont se voir « offrir des incitations plus grandes pour réduire leur production« , après les débuts décevants de la restructuration du secteur, selon un plan d’action adopté fin septembre (2007) par les ministtres de l’agriculture de l’Union Européenne.

Pour la Commission Européenne (Bruxelles), cette offre améliorée est à prendre ou à laisser. Si l’objectif de réduction n’est pas atteint en 2010, « la commission procédera à des réductions obligatoires de quotas » de production.

 

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Abbeville Communiste



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